Ce jour là, je suis montée sur ton dos et je me suis promise de tout donner. Je ne visait pas la victoire, simplement un bon parcours. On détend. La préssion monte, et j'ai peur de ne pas réussir. J'entre dans la carrière et me présente au jury. Mon nom et le tien résone dans toute la vallée. Je serre les mollets. Tu part presque déja au galop. Premier obstacle. J'oublie le public, je n'entend plus la musique. Seuls au monde, les obstacles arrivent les uns après les autres. Le dernier est franchit. Un sans fautes, je n'en demandait pas autant, tu avait l'air décider à prouver ce que tu valait. Je decide de faire un deuxième parcours sur la 80. Les autres avant moi passent, et semblent déçue. Tant pis, on donne le maximun. « Et maintenant Camille et Honneur, engagés ce matin sur la 60. On voit tout de suite la différence entre un parcours à 60 et 80cm ...» Je serre à nouveau les mollets. Tu part sur le N°1, et le franchit. Arrive le 4, le soleil éblouie, y parait que c'est à cause de ça qu'il y avait des refus. Tu part à gauche, comme toujours quand tu dérobe. Et là j'ai repensé à tout ces moments où tu n'a pas voulu sauté, à tous ceux où j'ai été mauvaise cavalière, où tu n'a pas fait déforts, tous ces moments où l'on a pus se moquer de nous. Nous sommes tellement ridicule tout les deux ! Non, il ne faut pas abandonner. Je serre les mollets et les éperons. On reviens et on passe le 4. Tu glisse dans le virage du 7 au 8. Mais je donne des jambes et tu saute quand même. Je te laisse couper trop court. Par ma faute, encore. Des jambes. « Allez Loulou » et le 10 est passé. « C'est un parcours à 4pts, qui plaçe Camille à la Deuxième place, ex-equao ... » Pardon ? Vous avez dit Deuxième place ...
Je suis rentrée avec un flot et une plaque, mais le plus important avec des souvenirs et du bonheur plein le coeur. Je t'aime.